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Association de défense des Pèlerins
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Sur les chemins d'aujourd'hui, plus de monde que jamais

Le goût pour la randonnée pédestre, le besoin de retrouver la nature, l’appel de Jean-Paul II, une médiatisation croissante ont donné une nouvelle vie aux chemins de Saint-Jacques.

Reconnus Itinéraire Culturel Européen en 1987, ils sont un laboratoire en vraie grandeur de la construction européenne par les rencontres et dialogues qu’ils permettent entre pèlerins de toutes nationalités et par les liens qui se nouent entre acteurs divers tout au long "Du chemin".

Tous ceux qui les empruntent ne font pas un pèlerinage comme s’ils allaient à Lourdes, Lisieux ou Fatima. Compostelle est plus qu’un but c’est une invitation à prendre le chemin. La pratique traditionnelle est de partir à pied de chez soi pour une longue approche vécue comme une quête. Les raisons qui poussent l'Homme à partir semblent multiples, mystérieuses, parfois inconnues de celui ou celle qui prend la route, pour répondre à un appel indéfinissable mais impératif. Tous vont rompre, pour un temps, avec leur confort et leurs habitudes, peut-être aussi avec leurs idoles. Le chemin, parcouru pendant une durée suffisamment longue permet la réflexion et le retour sur soi. Il est occasion d’ouverture aux autres, de partage et de tolérance. Chemin d’homme, il peut devenir un chemin de foi.

 

Les quatre chemins et Le Puy : les sources

Depuis la fin du XIXe siècle, le dernier Livre du Codex Calixtinus est présenté comme une sorte de Guide Bleu avant la lettre. En 1938, sa traduction sous le titre de Guide du pèlerin a renforcé cette appréciation et imposé l'idée de quatre chemins pour aller à Compostelle. ainsi est né le « chemin du Puy » dont on sait le succès. L'invention de ces quatre chemins avait en fait un but politique : le roi de Castille Alphonse VII attirait ainsi dans sa mouvance les grands seigneurs d’une Aquitaine allant de l’Atlantique au Rhône et des Pyrénées à la Loire. Aux limites de ces régions dont il se voulait l’Empereur, quatre grands sanctuaires de pèlerinage, Tours, Vézelay, Le Puy, Arles dont il espérait draîner les pèlerins vers Compostelle. Cette ambition n’a pas eu de suite, d’où l’oubli de ce Livre dans les archives de la Cathédrale. En même temps qu’on le retrouvait au XIXe siècle, était découvert le pèlerinage à Compostelle de Godescalc, évêque du Puy, en 951. Grâce à cet illustre pèlerin, la ville du Puy a su s’affirmer, depuis un demi-siècle comme point de départ privilégié des pèlerins contemporains.

 

S’informer sur saint Jacques et Compostelle

Futur pèlerin, sachez d’abord que le chemin de Compostelle est un chemin de liberté sur lequel rien n’est imposé. Il n’y a ni point de départ, ni itinéraire, ni point de passage obligé. Ce n’est pas un chemin initiatique qui imposerait telle ou telle pratique. Il vous appartient de bâtir « votre chemin ». Ce doit être votre projet personnel, votre oeuvre.

Seules deux obligations sont imposées en Espagne :

  • aux pèlerins qui souhaitent obtenir le certificat de pèlerinage (Compostela) délivré par la cathédrale de Santiago : faire les 100 derniers km. à pied (ou 200 en vélo) et le justifier par des tampons datés à chaque étape de ces tronçons
  • ux pèlerins qui souhaitent dormir dans les gîtes de pèlerins : présenter un justificatif de leur qualité de pèlerin : credencial éditée par le Bureau des pèlerinages de la cathédrale ou tout autre document.

En dehors de ces cas, rien n’est imposé, rien n’est organisé. Le pèlerinage est une démarche individuelle libre.

 

Propos recueilli sur le site saint-jacques.info

Photos recueillis sur le site de Terre Entière, Agence de pèlerinage

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