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Difficile de dissocier le bâton... du pèlerin. Que l’on y voie un symbole de paix, de défense, ou de régénération, le bâton est aussi une sorte de talisman auquel on a cru pendant des siècles et que l’on fabriquait de manière à la fois compliquée et étrange.
Écoutez plutôt son mode d’emploi moyenâgeux de Lozère…
« Cueillez le lendemain de la Toussaint une forte branche de sureau que vous aurez
soin de ferrer par le bas ; ôtez-
Placez par-
Si un tel mode d’emploi nous surprend aujourd’hui, le bâton était bel et bien l’un
des éléments constitutifs de la sécurité physique et de la tranquillité morale du
pèlerin du moyen-
Plus tard, la Chanson du Devoir des pèlerins, diffusée par la littérature de colportage du XVIIIe siècle, rappellera l’obligation au pèlerin de porter des accessoires d’identification tout au long de sa route:
«Des choses nécessaires
Il faut être garni
À l'exemple des Pères
N'être pas démuni
De bourdon, de malette,
Aussi d'un grand chapeau
Et contre la tempête
Avoir un bon
manteau.»
et plus tard dans la Chanson du Devoir des pèlerins…
«Le bâton d'espérance
Ferré de charité
Revêtu de constance
D'amour et chasteté...»
Clara Landry
